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RFOE N°276 - INTERVENTION TECHNIQUE LE VIN ET L'EAU (Consultation réservée)

SUJET TRAITÉ : Des eaux souterraines et du vin !


Résumé : Ce titre nécessite de comprendre ce que sont les eaux souterraines et quelles sont les relations probables entre cette ressource naturelle d’eau douce du sous-sol et les vignes en surface.
Dans nos régions, quand on parle d’eau douce, l’image qui vient souvent en premier est celle d’un cours d’eau ou d’un lac.
En fait, la quasi-totalité de l’eau douce terrestre se trouve dans deux réservoirs :
1) la glace étudiée par les glaciologues dans les zones polaires et montagnardes ;
2) les eaux souterraines étudiées par les hydrogéologues qui doivent se contenter des données collectées dans les puits, les sources ou dans les cavités souterraines.
Le travail des hydrogéologues est de comprendre le fonctionnement de ces eaux souterraines mais aussi d’évaluer et surveiller les quantités et qualités de ces eaux sensibles à la pollution et à la surexploitation.
Ils peuvent proposer des solutions pour les protéger, gérer leur exploitation et mettre en place des systèmes de dépollution. Ils interviennent dans tous les projets nécessitant une bonne connaissance des
interactions entre les activités humaines et les eaux souterraines : ressources en eau (forages, captages) ; exploitation du sous-sol (mines, carrières) ; voies de communication (tunnels, routes, voies ferrées, aéroports, etc.) ; zones potentiellement polluantes (usines à risques, déchèteries, cimetières, fosses septiques, épandage, etc.) ; dans les ouvrages d’art (ponts, viaducs, barrages, bâtiments, etc.) et pour les risques naturels (remontées de nappes, inondations, glissements de terrain, retrait-gonfl ement, éboulis, etc.). Leurs travaux servent également à trouver des alternatives énergétiques (géothermie) et à anticiper les conséquences des changements climatiques et de la hausse du niveau marin sur les eaux souterraines dans les zones littorales où la densité de population et les besoins en eaux douces sont les plus élevés.


auteur : Francois REDOIS
date : 2016-05-25
RFOE N°276 - INTERVENTION TECHNIQUE LE VIN ET L'EAU (Consultation réservée)

SUJET TRAITÉ : Régime hydrique de la vigne et maîtrise de l’irrigation!


Résumé : Le régime hydrique de la vigne, défi ni comme l’évolution du niveau de contrainte hydrique vécu par la plante au cours de son cycle, est un facteur décisif de la qualité des raisins et des vins.
La taille des baies de raisin, leur chargement en sucres, leurs potentiels phénolique et aromatique sont fortement infl uencés par le vécu hydrique de la vigne qui détermine également la capacité des raisins à donner des profi ls de vin d’intérêt, selon le positionnement de la date de récolte.
Ces connaissances scientifi ques, associées à la prise en compte des contraintes règlementaires, techniques, climatiques et agronomiques, permettent de défi nir une stratégie d’irrigation pour chaque parcelle.
Il est en effet possible d’irriguer de façon corrective ou bien par anticipation. Dans tous les cas, le pilotage précis des apports d’eau nécessite des outils de mesure et de contrôle adaptés.


auteur : Nicolas BERNARD
date : 2016-05-25
RFOE N°276 - INTERVENTION TECHNIQUE LE VIN ET L'EAU (Consultation réservée)

SUJET TRAITÉ : L’eau au cœur de l’exploitation vinicole


Résumé : Cet article est une réflexion sur l’utilisation de l’eau dans la cave. L’eau est un intrant essentiel dans la fabrication du vin.
En termes de volume, sa première utilisation (70 à 80 % des emplois) est pour des usages de nettoyage des sols, des cuves, des tuyauteries, des matériels et des bouteilles. Comme pour tout produit alimentaire, l’eau utilisée pour le maintien de l’hygiène doit être de qualité dite “potable”. Dans le contexte du changement climatique, l’eau est une ressource précieuse et épuisable. Il est donc primordial de la préserver et de la conserver.
L’activité de vinifi cation engendre des rejets grandissant d’effluents pollués. Il est donc important d’établir un état des lieux afin dedéfinir un système d’épuration adapté aux besoins de la cave et au milieu récepteur (sol, air et milieux aquatiques).
De ce fait, il est présenté dans cet article des exemples de mesures de réduction à mettre en place pour réaliser des économies d’eau, tels que des pré-nettoyages à sec et des nettoyages sous haute pression, évacuer le vin des tuyaux avec l’aide d’une balle ou d’un obus racleur placé entre les deux fluides, etc.
La réutilisation des eaux usées est également de bon augure.
Elles peuvent par exemple être utilisées pour le lavage des sols, l’extérieur des machines, et pourquoi pas pour l’irrigation dans les régions où le déficit hydrique se fait fortement ressentir.
Des expérimentations ont été menées par l’INRA, IRRIALT’EAU, sur l’irrigation de la vigne, et par la Cave Coopérative d’Aghione –Samuletto qui a tenté de réutiliser des eaux traitées provenant directement de la cave. L’utilisation de l’eau dans la cave est amenée à avoir une importance grandissante, du fait de sa rareté à venir.
Dans un souci de préservation de la ressource, la prise de conscience des différents usagers est urgente. Afin de la préserver, il est donc nécessaire de faire émaner des solutions innovantes investies dans l’économie circulaire, le recyclage.


auteur : Gérard VOISIN, Blandine COUTURIER
date : 2016-05-25
RFOE N°276 - INTERVENTION TECHNIQUE LE VIN ET L'EAU (Consultation réservée)

SUJET TRAITÉ : Du bon usage des jarres à vins au XXIème siècle


Résumé : Bien attesté dès la plus haute Antiquité, le lien entre la céramique et le vin semble se renouer aujourd’hui dans les chais d’un monde vinicole de plus en plus globalisé. Des récipients en terre cuite sont en effet visibles dans les cuveries des vignerons français, espagnols, italiens, géorgiens, américains, etc.
Par commodité, nous désignerons ces contenants par le terme générique de jarres vinaires. En effet, l’utilisation des mots antiques amphore ou dolium (dolia au pluriel) renvoyant, d’une part, à un
récipient de 20 à 30 litres en moyenne, muni de deux anses et, d’autre part, à une céramique d’une capacité comprise entre 1 000 et 2 000 litres aux usages divers et multiples, n’est pas appropriée aujourd’hui pour qualifier ces cuves en terre cuite.
En Géorgie, en Espagne et au Portugal, l’usage de jarres pour la vinification et l’élevage des vins semble attesté depuis des siècles et pourrait même dériver de traditions médiévales, voire antiques.
Les tinajas espagnoles, les talhas portugais et surtout les kvevri géorgiens représentent des sources d’inspiration pour les vignerons contemporains et certains n’hésitent pas à importer leurs récipients en terre cuite de ces pays, parfois lointains. Parallèlement à ces traditions, en France et en Italie, viticulteurs et potiers se sont associés depuis plus de dix ans afin de développer localement des modèles de céramiques répondant aux exigences des productions modernes.


auteur : Christophe CAILLAUD
date : 2016-05-25
RFOE N°276 - INTERVENTION TECHNIQUE LE VIN ET L'EAU (Consultation réservée)

SUJET TRAITÉ : Les étonnantes propriétés de l’eau, principal constituant du vin


Résumé : Eau et vin n’ont jamais fait bon ménage auprès des vignerons.
Les anecdotes cocasses et petites phrases assassines ne manquent d’ailleurs pas pour moquer l’eau et ceux qui en boivent. “Le vin c’est la France l’eau c’est la soufFrance” lit-on à l’entrée d’une cave du chinonais ou encore “Mettre de l’eau dans son vin, c’est faire de la fausse monnaie” Et pourtant…les plus réputés de nos grands crus comme d’ailleurs tous ceux de réputation moindre et jusqu’aux plus quelconques contiennent plus de 85 % d’eau, constituant essentiel à leur élaboration et à l’acquisition de toutes leurs propriétés organoleptiques.
C’est l’eau en effet qui permet le déroulement de toutes les réactions chimiques qui font du vin ce qu’il est depuis le raisin et le début de la fermentation alcoolique, jusqu’à sa dégustation finale, puisque au cours du temps, il ne fait qu’évoluer et se transformer. Nombre de constituants du vin, qu’il s’agisse d’acides, d’esters, d’aldéhydes ou de sucres, n’existent pas naturellement dans le raisin ou dans les levures, mais proviennent de transformations chimiques qui se déroulent parallèlement aux fermentations alcoolique et malolactique ou postérieurement lors du vieillissement. La formation de ces constituants s’effectue grâce à des réactions catalyséees par des enzymes, réactions dont le déroulement est conditionné par l’environnement dans lequel elles se produisent (concentration, température, acidité, etc.). En limitant les variations de température, en facilitant la dissolution des composants transformés ou générés par ces réactions enzymatiques, en permettant la génération de substances tampon stabilisant le pH du milieu, l’eau constitue le milieu idéal ou ces réactions se dérouleront de façon optimale. Mais comprendre pourquoi une molécule aussi banale a priori est la seule à pouvoir jouir de cette qualité nécessite d’y regarder d’un peu plus près.


auteur : Françis GAUTHIER
date : 2016-05-25
RFOE N°276 - INTERVENTION TECHNIQUE LE VIN ET L'EAU (Consultation réservée)

SUJET TRAITÉ : Les techniques soustractives et la désalcoolisation


Résumé : Les connaissances des techniques séparatives dans les domaines des techniques membranaires, d’évaporation et de distillation nous ont permis d’apporter des alternatives innovantes dans la réduction partielle des vins en alcool. Depuis de nombreuses années, la politique de qualité mise en oeuvre dans les différents vignobles s’est traduite par l’élaboration de vins plus concentrés, aux arômes plus expressifs, et souvent plus riches en alcool.
Dans un même temps, le comportement des consommateurs a évolué, si l’on prend l’exemple de la France, la consommation annuelle de vin a chuté de 50 % en 40 ans. Associées à des politiques de santé publique vis-à-vis de l’alcool, ces évolutions donnent de l’intérêt aux vins à faible degré d’alcool (10,5- 12 % alc.).
Cet article dresse un panorama des procédés mis en oeuvre dans l’élaboration de vins réduits en alcool. Chaque technique présente des avantages et des inconvénients. Le choix est orienté en fonction du niveau de réduction d’alcool recherché, du coût de traitement et de la réglementation.


auteur : P. NOILET et M. MIETTON-PEUCHOT
date : 2016-05-25
RFOE N°275 - JOURNEE TECHNIQUE CHAMPAGNE (Consultation réservée)

SUJET TRAITÉ : Terroir viticole : lecture pour l’AOC Champagne


Résumé : L’Appellation d’origine contrôlée (AOC), concept créé en 1935, désigne un produit dont les étapes de production sont réalisées selon un savoir-faire reconnu dans une même aire géographique, qui donne ses caractéristiques au produit.
C’est également un signe européen (AOP) qui protège le nom du produit dans toute l’Union européenne.
C’est la notion de terroir qui fonde le concept des Appellations d’origine.
Un terroir est une zone géographique particulière où une production tire son originalité directement des spécificités de son aire de production. Espace délimité dans lequel une communauté humaine construit au cours de son histoire un savoir-faire collectif de production, le terroir est fondé sur un système d’interactions entre un milieu physique et biologique, et un ensemble de facteurs
humains. Là se trouvent l’originalité et la typicité du produit.
La lecture du terroir est réalisée pour l’AOC Champagne, en démontrant que ce vin de grande notoriété dispose d’un système unique et non reproductible d’interactions entre un milieu physique et biologique, et un ensemble de facteurs humains.


auteur : Éric Champion
date : 2016-04-21
RFOE N°275 - JOURNEE TECHNIQUE CHAMPAGNE (Consultation réservée)

SUJET TRAITÉ :Le terroir du point de vue du géomorphologue


Résumé : La géomorphologie est une discipline géographique qui décrit et explique les paysages. Ses méthodes permettent d’analyser et de caractériser les terroirs à diverses échelles. Cette finesse de l’analyse géomorphologique des terroirs apporte une compréhension
des différents facteurs naturels et humains qui caractérisent leur fonctionnement. On peut ainsi définir différentes unités de terroirs, depuis les méga-terroirs jusqu’aux micro-terroirs, et utiliser ce concept comme outil pour l’aménagement des versants, pour le conduite de la viticulture et pour les dégustations au moment de la réalisation des assemblages.


auteur : Alain Marre
date : 2016-04-21
RFOE N°275 - JOURNEE TECHNIQUE CHAMPAGNE (Consultation réservée)

SUJET TRAITÉ : Prise en compte de l’hétérogénéité du terroir de champagne en fonction de l’échelle et de la résolution de la mesure


Résumé : La résolution OIV/VITI 333/2010 nous offre une définition précise de la notion de terroir viticole. Celui-ci représente “un concept qui se réfère à un espace sur lequel se développe un savoir collectif, des interactions entre un milieu physique et biologique identifiable et des pratiques vitivinicoles appliquées qui confèrent des caractéristiques distinctives aux produits originaires de cet espace”.
Vue sous cet angle, la notion de terroir peut s’appliquer à l’échelle d’une appellation, d’une petite région, d’un village, d’un coteau,
d’une parcelle et pourquoi pas, d’un pied de vigne si les technologies permettent d’appréhender ce niveau d’échelle. L’acquisition de
données climatiques, pédologiques ou physiologiques à différentes résolutions permet de structurer de manière pertinente un mégaterroir comme la Champagne en sous-ensembles tout aussi cohérents.
Ces sous-ensembles peuvent être qualifiés de méso, micro, voire nano terroir. Le type, la résolution et la densité des données permettent de caractériser et de déterminer ces entités dont la variabilité intrinsèque est au moins aussi dispersée que le niveau
d’échelle supérieur. En voici quelques exemples.


auteur : Sébastien Debuisson, Olivier Garcia, François Langellier, Dominique Moncomble
date : 2016-04-21
RFOE N°275 - JOURNEE TECHNIQUE CHAMPAGNE (Consultation réservée)

SUJET TRAITÉ : Le terroir : définir, mesurer, gérer


Résumé : Le terroir est un écosystème cultivé dans lequel la vigne est en interaction avec le climat et le sol. Le climat agit à travers les températures et son effet sur le régime hydrique. Les températures déterminent la précocité des stades phénologiques et les possibilités de maturation. Le sol agit sur la vigne par son effet sur la précocité (effet de la température du sol), sur le régime hydrique et sur l’alimentation en azote de la vigne. Il est aujourd’hui possible de quantifier ces différentes composantes du terroir. Les stations climatiques se sont miniaturisées, ce qui permet de représenter la variabilité spatiale du climat à une échelle très fi ne. Des modèles de phénologie permettent de prédire les dates des stades phénologiques majeurs.
Le régime hydrique de la vigne peut être évalué avec des indicateurs physiologiques, parmi lesquels la mesure du potentiel tige et la mesure du δ13C sur sucres du moût sont faciles à mettre en oeuvre par les praticiens. L’azote assimilable est un indicateur du niveau d’alimentation en azote de la vigne. Les principaux facteurs du terroir sont donc aujourd’hui quantifi ables et peuvent même être
spatialisés à une échelle très fi ne. Cela permet aux viticulteurs de gérer leur vignoble dans un souci d’optimisation de l’expression du terroir. Cette optimisation passe par la sélection des parcelles, le choix du matériel végétal adapté au sol et au climat, ainsi que l’adaptation du système de conduite, des techniques d’entretien du sol et de la fertilisation.


auteur : Cornelis van Leeuwen, Jean-Philippe Roby et Laure de Rességuier
date : 2016-04-21
Evénements :
    A LIRE : LA RFOE N°250 ! (Consultation réservée)
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